DR93-avril_une_72Le printemps, c’était mieux avant. Dans les rues ensoleillées, les gens souriaient à la vie sans perdre leur regard vide dans les vicissitudes d’un écran de smartphone…

C’est pas nouveau, par les temps qui courent, tout fout le camp. La jeune génération semble ne plus communiquer que par des borborygmes ineptes,

dans un ersatz de langage qui n’évoque à tes oreilles qu’une succession désarticulée de sons barbares.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que cette décadence te frappe. T’es pas le seul à l’avoir remarqué, et tout le monde s’accorde à dire que cette fois c’est la bonne : l’humanité va droit dans le mur. Avant de prendre toi aussi ton smartphone et d’emmerder la foulede tes contacts qui ne t’a rien demandé avec une superbe diatribe rappelant que

quand tu étais enfant, tu jouais dans un terrain vague avec des bouts de ficelle, on t’invite à te servir un whisky pour réfléchir trois secondes. Le plus ancien post gueulant contre ces jeunes abrutis qu’on a retrouvé était gravé sur une tablette datant de la grandeur de Babylone. Le monde change, court, vole, et ne t’attend pas. La seule constante immuable dans la grande comédie humaine reste la cohorte des aigris que tu t’empresses de grossir dès que t’as passé une mauvaise journée.

Guillaume Natale


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